REVUE DE PRESSE DU 23/05/2007
LA TRIBUNE
Affirmant qu’un pôle démocrate ne se construit pas autour d’une élection
Le MDS accule les démocrates candidats aux législatives
Par Ghada Hamrouche
M. Ahmed Meliani,
secrétaire général du Mouvement démocratique et social, aile qui a appelé au
boycott des législatives du 17 mai, n’a pas été clément envers les démocrates
qui ont participé au scrutin. «Ils faut qu’ils soient comptables des
déclarations faites durant
LE JEUNE
INDEPENDANT
MDS :
Les partisans du boycott veulent l’invalidation des
résultats des législatives
par Nassima Oulebsir
Le Mouvement démocratique et social
(MDS), aile Ahmed Meliani, ayant boycotté les élections de 17 mai, demande
l’invalidation des résultats du vote. Lors de la conférence de presse qu’il a
animée hier à Alger, Ahmed Meliani a estimé que les résultats de ces élections
reflètent la crise politique dans laquelle notre pays est plongée
ainsi que l’impasse du discours islamo-conservateur.
Le conférencier qualifie ces
résultats de deuxième séisme après celui du référendum de la charte pour la
paix et la réconciliation nationale. Ces mêmes résultats, avec un taux de
participation de 35,65 %, prouvent également, de l’avis de ce dernier, que
l’Algérie vit une véritable crise de représentativité démocratique.
Il a affiché d’ailleurs sa volonté
de créer un véritable pôle démocratique. Est-il réalisable alors que plusieurs
tentatives ont échoué par le passé ? Pour M. Meliani, la tâche n’est pas
facile mais le MDS se dit capable de relever ce défi.
«Avec les militants démocrates, nous
allons construire une alternative pour sortir du piège organique», a affirmé le
conférencier. Il explique que l’échec des années passées est dû au fait que
toutes les initiatives étaient rattachées arbitrairement aux élections
électorales.
«Si on empêche aujourd’hui le
changement, a-t-il dit, ce n’est pas parce que la société ne le veut pas, mais
c’est parce que le pouvoir et la classe politique le freinent et l’empêchent de
se réaliser». Les conditions objectives sont, d’après lui, réunies pour
construire une deuxième république mais ce sont les conditions
organisationnelles qui font défaut.
LE SOIR D ALGERIE
LE MDS
ANALYSE LE BOYCOTT DES LEGISLATIVES DU 17 MAI
"Un séisme politique qui pose l'urgence d'une alternative"
La
direction du Mouvement démocratique et social (aile d’Ahmed Meliani) estime que
l’échec des élections législatives constitue un désaveu pour les partis
“islamo-conservateurs”. Le MDS prône la constitution d’un “pôle démocratique”
qui rassemblerait des personnalités et des formations démocratiques.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - “Le fort taux d’abstention et les résultats
enregistrés lors de ces législatives sont un désaveu total de la classe
politique et de la politique menée par le pouvoir. C’est un séisme politique
qui pose l’urgence d’une alternative”, a déclaré le secrétaire général du MDS
qui animait, hier, une conférence de presse au siège de ce parti. Ahmed
Meliani, représentant de l’aile majoritaire au sein du MDS, a tenu à indiquer
que son parti a appelé au boycott dès l’annonce officielle du scrutin. “Le
Front des forces socialistes (FFS) et le Comité des citoyens pour la défense de
la République (CCDR) en ont fait autant. Par contre, les islamistes ont pris le
train en cours”, dira-t-il. De ce fait, Meliani estime que le discours du MDS a
encouragé le boycott. “La société s’est rendu compte que plus on vote moins ça
change. Cette réaction des citoyens démontre l’impasse du pouvoir et du
discours des partis islamo- conservateurs. Elle prouve aussi que le discours
basé sur le nationalisme étroit ne rapporte plus.” Selon lui, les “partis
participationnistes” ont été identifiés par la société comme “des formations
qui cherchaient à se positionner”. “Nous avons même appris que certains partis
se préparent à faire leur entrée au gouvernement.” Ahmed Meliani a par ailleurs
dénoncé “l’usurpation du signe du MDS” en faisant allusion à la participation
aux législatives de l’aile de
L HORIZON
«L’abstention est le résultat
de l’obsolescence de la classe
politique»
Le secrétaire général du
Mouvement démocratique et social, Ahmed Meliani, est longuement revenu sur les
résultats des élections législatives de jeudi dernier. Le conférencier estime
que le taux d’abstention dénote la prise de conscience de la population, mais
aussi, et surtout, l’obsolescence de la classe politique. Celle-ci,
insistera-t-il, devrait être refondue, si l’on veut éviter aux Algériens de
revivre les mêmes drames qui ont eu lieu durant la décennie rouge. L’Algérie,
aux yeux de Ahmed Meliani, est grosse d’une alternative
démocratique. Les partis islamo-conservateurs n’ont pas trouvé grâce aux yeux
de M. Meliani, ceux de la mouvance démocratique n’ont pas été épargnés pour
autant. " Les formations politiques démocratiques sont aussi responsables
de la débâcle du 17 mai", indiquera-t-il. Par ailleurs, et sans avoir
"l’esprit hégémonique", le Mouvement démocratique et social
revendique, selon son secrétaire général, une part de cette prise de conscience
dont a fait preuve la population le jour du scrutin. Pour que soient jetés les
premiers jalons d’une alternative démocratique digne de ce nom, le MDS compte
agir avec l’ensemble des personnalités politiques saines de
"Les conditions
d’une telle initiative sont réunies, il suffit de seulement transcender la
subjectivité des uns et des autres", précisera Ahmed Meliani. Les
dissidents du MDS, conduits par
EL WATAN
L’abstention est un
séisme politique, selon Meliani (MDS)
Le MDS, aile Ahmed Meliani, semble
être conforté par le fort taux d’abstention enregistré lors des législatives de
jeudi dernier. « Le MDS revendique une part de cette prise de conscience
de la population.
Nous estimons aujourd’hui que nos
analyses sont en phase avec la société », déclare Ahmed Meliani. Le
résultat de ce scrutin traduit, selon lui, « l’impasse du pouvoir et la
déchéance de la classe politique ». Qualifiant le résultat de l’élection
« de séisme politique », l’orateur estime qu’il y a désormais
« une crise de représentation démocratique dans le pays ». Une crise
qui, souligne-t-il, « avait commencé à l’occasion du référendum sur la
charte pour la paix et la réconciliation nationale de septembre 2005 ».
Devant cette situation, Ahmed Meliani appelle à l’invalidation des résultats de
ces élections, d’autant que la nouvelle assemblée souffre, d’ores et déjà,
« de manque de légitimité ». Le désintérêt pour l’acte électoral
affiché par les Algériens est la conséquence, soutient-il, « du
verrouillage du champ d’expression libre » et « le discours mensonger
du pouvoir ». « Aujourd’hui, le discours islamo-conservateur est en
plein déclin. Il ne mobilise plus les foules », explique-t-il lors d’une
conférence de presse animée hier à Alger. Dans la foulée, il appelle à la mise
en place d’un pôle démocratique qui sera en mesure de canaliser cette prise de
conscience citoyenne. Les conditions objectives permettant de créer
l’alternative démocratique sont, précise-t-il, réunies et résident, selon lui,
dans « le recul de l’islamisme et du nationalisme éculé ». Le nouveau
pôle démocratique auquel appelle le MDS de Meliani devra être à l’écoute de la
société et de ses aspirations. « Je sais que c’est une tâche difficile,
mais réalisable à long terme », a-t-il martelé en critiquant ce qu’il
appelle « les partis démocratiques participationnistes ». « Le
sens politique du MDS est de contribuer avec les autres partis à réunir les
conditions objectives permettant de provoquer le changement tant attendu par la
société », explique-t-il. Commentant le score obtenu par l’aile